T'étais là avec tes verres fumés et ta chemise trouée. T'étais là devant moi, une tulipe blanche à la main. Je déteste les tulipes. T'étais là, avec ta bouche en coeur et ton coeur pleins d'ardeurs. Le mien c'était plutot rempli de rancoeur. Mais t'étais là, à genoux sur le pas de la porte, entre tes pieds c'etait marqué entrée sur mes lèvres, plutôt casse toi. Mais t'étais là, toi et ta fleur. T'avais l'air con. Foutrement. J'avais encore les doigts humides et la gorge brulée. Tes omoplates étaient de sortie, tes phalanges ont effleuré ma joue. J'ai rougi. Tu sentais la tulipe. Je déteste la tulipe. Ta main a suivi et embrasée mes cheveux. Tes lèvres ont approché, effleurée les miennes. T'avais un gout d'alcool . Mon préféré. Tes mains ont glissé sous ma robe, aux endroits fétiches. Tu disais rien, tu laisais suggéré. Tes mots exaltaient de toi. T'étais là et t'étais beau, avec tes poignets craquelés et ton collier rouillé. T'étais con mais t'étais là. T'as approchée mon oreille, doucement. J'ai frissonné comme jamais. Un accor en si bémol plus tard et tu me sussurait pathétiquement: "J'en baise une autre, jme casses". Mon sang s'est glacé. J'ai eu froid subitement. Tes parti et t'a laisée la tulipe. Jvous jure sa pue teriblemnt une tulipe. Terriblement.